Guide de voyage >Réservation d'hôtels  >de Voitures >de Billets d'avions > Circuits > Séjours

     Madagascar  Accueil   
                                                                  
                                                                               

Antananarivo| Tuléar | Morondava | Tamatave | Nosy be |Sainte Marie |Diego Suarez | Antsirabe | Sambava | |Manakara | Fianarantsoa | MajungaAntalaha |Fort dauphin |

   

Informations touristiques

 

I  A L’ENTRÉE DE MADAGASCAR

a) - MINISTERE DU TOURISME

• HEBERGEMENT

- Les hôtels sont classés en “Etoiles’ (dotés de confort) ou en “Ravinala” (plus rustiques).

- La majorité des hôtels des sites balnéaires sont sous forme de Bungalows souvent dans le style du pays.

• Restauration

- Les restaurants sont classés en “Etoiles” (de qualité

internationale) ou en “Ravinala’ (rustiques).

• OBLIGATIONS DES TOURISTES

- Les touristes sont tenus au respect des lois et règlements en vigueur et en particulier ceux relatifs :

* à ordre public

* aux règlements relatifs au séjour;

* au respect des us et coutumes locaux;

* aux bonnes moeurs et à la santé publique;

* au respect de environnement.

- La Pédophilie et la Consommation des Drogues sont interdites dans tout le territoire Malgache.

b) - MINISTERE DES TRANSPORTS ET DE LA METEOROLOGIE I/ADEMA

Tél : 440 42 - Fax : 440 42

• UTILISATION DES CHARIOTS

- Dans la zone intérieure : gratuite

- A l’extérieur de l’Aéroport: payant, avec les porteurs

• POUR VOTRE SECURITE

- Ne pas accepter les services proposés par des personnels informels

* transport (taxi non agréé), Manutention de

bagages (Racoleurs), Guides touristiques, Change illicite car risques de spoliation en tous genres et d’infractions envers la loi.

- Pour tout service payant réclamer votre reçu.

c) - MINISTERE DU BUDGET ET DU

DEVELOPPEMENT DES PROVINCES AUTONOMES DOUANES

• ARTICLES POUVANT BENEFICIER DU REGIME DE L'ADMISSION TEMPORAIRE POUR LES VOYAGEURS Non-résidents

- Tout appareil et/ou article pour utilisation personnelle durant le séjour : (Caméra, Vidéo, Ordinateur, Bijoux personnels...) accordé moyennant la souscription dune fiche adéquate.

• ARTICLES SOUMIS AUX DROITS ET TAXES DOUANIERES

- Les articles et/ou appareils neufs ou d’occasion qui ne sont pas repris dans la liste des objets et effets des voyageurs admis en franchise des Droits et Taxes (Ordinateur, Téléviseur, Appareil à usage domestique ou commercial, Denrées alimentaires, Vêtements, 

* La taxation est effectuée sur la base de la facture ou tout document en tenant lieu.

* A défaut de pièces justificatives de la valeur, une estimation en est faite par la Douane.

* En cas de prohibition relative de l’article à taxer la levée de la prohibition est préalable à l’acquittement des D&T.

• ARTICLES PROHIBES A TITRE ABSOLU (à l’entrée et

sortie de Madagascar)

- Les stupéfiants et/ou les substances hallucinogènes;

- Les ouvrages (livres, cassette,...) à caractère pornographique;

- Les denrées alimentaires périmées, impropres à la consommation humaine.

• ARTICLES PROHIBÉS A TITRE RELATIF Prohibition peut être levée après accomplissement de formalités (à l’entrée et sortie de Madagascar)

- Les armes et les munitions (Autorisation MININTER).

- Les appareils émetteurs, récepteurs et/ou appareils de Télécommunication (y compris FAX, antennes paraboliques, ...) (Autorisation de L'OMERT).

- Les substances minières et produits dérivés (Autorisation des services des Mines).

- Les espèces fauniques et floristiques et notamment les espèces répertoriées comme en voie de disparition. (Contrôle de la Direction des Eaux et Forêts, Certificat CITES, Autorisation ou Permis, ...).

- Les produits de la mer d’origine animale, animaux vivants, viandes d’origine animale, charcuteries, conserves (Contrôle du Service Vétérinaire).

- Les végétaux ou les produits végétaux (Contrôle du MINAGRI, certificat phytosanitaire).

agréés.

- Les médicaments (autres qu à usage personnel) et tout produit ou article jugé comme vecteur de maladie transmissible ou non (Service de la Santé).

• ARTICLES ADMIS EN FRANCHISE

Les effets et objets personnels d’usage courant, à l’exception des marchandises spécifiées ci-dessous dans les limites fixées

- Boissons alcooliques et tabacs (pour voyageurs moins de 18 ans).

- Boissons titrant jusqu’à 25° : 2 I, + de 25° : 1,5 I.

- Tabacs : 25 cigares ou 400 cigarettes ou 500 g de

Tabacs.

- Parfums et Eaux de toilettes:

* parfums r 50 g

* Eaux de toilette: 75 cl.

• CHANGES (à l’Entrée et à la Sortie de Madagascar)

- Les billets de banque ou titres de paiement d’un montant supérieur à 50 000 FAF, ou l’équivalent pour les autres devises doivent être déclarés et contrôlés obligatoirement à la Douane.

d) - IGA / GENDARMERIE SURVEILLANCE DE L’AERODROME

II - A LA SORTIE DE MADAGASCAR

a) - MINISTERE DU BUDGET ET DU DEVELOPPEMENT DES PROVINCES AUTONOMES

DOUANES

• ARTICLES VENDUS AUX VOYAGEURS DANS LES DUTY FREE SHOP (DFS SOUS DOUANE

- Ne nécessitent plus de formalités particulières. Toutefois, ils sont destinés exclusivement à l’exportation et ne doivent pas être cédés à des tiers non voyageurs quelque soit le motif sous peine du contentieux douanier.

- Depuis 1997, aucun article n’est soumis aux droits de Sortie à l’Exportation. Toutefois, des limites quantitatives sont appliquées dans le cadre de la Tolérance de voyageurs pour certains articles.

E Vanille: 100 g/passeport

Café : 1 kg/passeport

Clous de Girofle : 500 g/passeport

Poivre vert, noir, blanc: 500 g/passeport

b) - MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES MINES

Tél : 22 401 91 - B.P. 280

• AUTORISATION DE SORTIE DE SUBSTANCES MINIÈRES

- Pierres industrielles

* Brutes r 25 kg,

- valeur: 500 000 Fmg

- 1 fois/an

* Travaillés:10 kg

- valeur: 500 000 Fmg

- 1 fois/an

 

- Pierres Fines

* Brutes : 250 kg

- Valeur: 1 000 000 Fmg

- 1 fois/an.

• PIECES A  FOURNIR (à photocopier en 2 exemplaires)

1) - Laissez-passer:

- Laissez-passer modèle I délivré par les Exploitants pour les pierres brutes.

- Laissez-passer modèle Il délivré par les transformateurs, ou

- Laissez-passer modèle III délivré par les commerçants.

2) - Déclaration de change en devise.

3) - Facture ou Attestation de valeur.

L’or brut ne peut être exporté.

• SUBSTANCES MINÉRALES PROTÉGÉES

- Substances minérales protégées:

* Fossiles de vertébrées, de poissons et de végétaux;

* Os de Dinosaure;

* Oeuf d’aepyornis (tous les fossiles).

- Substances minérales interdites

* Befanamite, Béhierite, Bismutotantalite, Grandidierite, Hibonite, Danburite, Flamburgite, Kornérupine, Rhodisite.

* Ne peut être commercialisées à l’état brut:

- Aragonite, Bois silicifié ou agatifié,

• LIEUX DE DELIVRANCE DE L’AUTORISATION

- A la Direction des Mines et de la Géologie (DM0) Ampandrianomby - Antananarivo

* Pour des exportations de pierres à titre commercial;

* Pour l’exportation de Bijoux en OR ’ dont la quantité dépasse les 50 g/personne;

* Pour les pierres précieuses (Saphir, Rubis, Eméraude)

- A l’Aéroport International d'Ivato

* Pour les autorisations de sortie de pierres pour touriste

* Toutefois, on peut délivrer une autorisation de sortie à l’aéroport pour une table en pierres (formée d’un seul bloc) ayant une valeur de plus de UN MILLION (1 000 000 Fmg).

c) - MINISTERE DES EAUX ET FORETS

- La sortie des produits forestiers hors du territoire de Madagascar est soumise à une autorisation d’exploitation ou de sortie, délivrée par le Service des Eaux et

Forêts:

* Tous produits forestiers (bois, produits artisanaux, plantes médicinales, meubles et autres objets en bois et dérivés) doivent faire l’objet d’une autorisation

* L’Administration forestière a le droit de contingenter la nature et le nombre des produits à exporter, elle peut interdire la sortie de certaines espèces;

* L’envoi des produits forestiers est classé en deux catégories

1. - EXPORTATION A TITRE COMMERCIAL

Pièces à fournir

- Déclaration d’exportation et de rapatriement de

devises avec domiciliation bancaire (9 exemplaires)

- Facture de vente (en devise) (9 exemplaires)

- Pièces justifiant l’origine des produits (facture d’achat, laissez-passer de transport ou autre) (1 exem plaire);

- Une attestation de constatation délivrée par le Service forestier après vérification de la conformité des produits concernés

- Paiement dune redevance forestière:

* 4 % de la valeur FOB (bois bruts);

- Paiement d’une redevance de 1,5 % de la valeur

facturée ou estimée pour les produits dépassant

150 000 Fmg;

- Attestation de déménagement (sans redevance)

N.B.:

DELAI DE DELIVRANCE:

24 heures après dépôt de la demande.

• Seule la Direction Générale des Eaux et Forêts, Organe de Gestion CITES de Madagascar, a la compétence de délivrer des autorisations CITES pour les espèces inscrites aux annexes CITES.

• Toutes les espèces floristiques et faunistiques inscrites en Annexe I de la CITES sont interdites à l’exportation sauf à des fins scientifiques.

 

Tourisme sexuel

Depuis avril 1999, Madagascar a durci sa législation contre la pédophilie, aggravant les peines prévues par le code pénal. Les outrages publics à la pudeur commis en présence d'un mineur sont désormais passibles d'un à trois ans de prison et d'une amende allant de 5000 à 25 000 Euros, en ce qui concerne le point de vue  de notre organisation,il est très précis,nous ne tolérons aucun acte sexuel commis sur des enfants et nous informons les services de police de tout acte répréhensibles  envers les mineurs dont nous pouvons avoir connaissance . Nos partenaires locaux , Tour Opérateurs, hôtels , guides, chauffeurs sont informés de notre volonté à lutter contre  ce terrorisme humain.

Tourisme sexuel
Une loi sévère à soumettre au Parlement
Le président de la République Marc Ravalomanana condamne la prostitution des jeunes filles liée au tourisme sexuel. Une loi plus sévère sera prochainement soumise au Parlement.
 
Bakolalao Ramanandraibe (2e à dr.) nouvelle ministre de la Justice, a pris bonne note.
Le président de la République hausse le ton. Marc Ravalomanana réagit face à l'importance du tourisme sexuel et de la prostitution à Madagascar. Il avertit les étrangers auteurs de ces actes et promet une loi plus sévère dans leur direction.
«J'invite les étrangers à quitter le territoire malgache s'ils viennent ici avec pour seul objectif: s'amuser avec les jeunes filles et les femmes malgaches», annonce Marc Ravalomanana lors de la cérémonie d'ouverture officielle de la rencontre nationale des femmes qui seront formées sur le leadership, hier.
«Par contre, ils sont les bienvenus s'ils sont là pour créer des entreprises et des emplois pour les jeunes». Marc Ravalomanana entend être ferme à l'égard des contrevenants.
Formation de nos jours
«Je prendrai mes responsabilités car il est de mon devoir de protéger les victimes. De plus, l'Etat est sur le point de mettre sur pied des mesures plus sévères», déclare-t-il. Le chef de l'Etat s'est montré sensible envers les mineures qui, selon lui, restent encore vulnérables. «C'est alarmant de voir la prolifération de la prostitution, surtout dans les zones très fréquentées par les touristes, entre autres la ville d'Antananarivo», explique Marc Ravalomanana tout en évoquant la responsabilité des parents.
«Beaucoup de parents encouragent leurs filles à aller se vendre dans les rues afin de gagner de l'argent», déplore-t-il. Les invitées du président de la République semblent également être ravies des autres préoccupations de leur hôte, dont la lutte contre la grossesse précoce des jeunes filles (-13 ans), la limitation des naissances conjuguée au planning familial, l'éducation des enfants scolarisables, la question de genres et l'émancipation de la femme en général. Certaines n'ont pas tardé à réagir face à la déclaration du chef de l'Etat. «Les parents qui envoient ou incitent leurs enfants à se prostituer doivent être sévèrement punis», estime Tahiry, responsable du Pascoma dans la circonscription scolaire à Antsohihy dans la région Sofia. Elle assiste à la formation de trois jours où est développé le thème «femmes et leadership».
 
Stéphane Solofonandrasana
Date : 30-10-2007l'express de Madagascar

 

Non au tourisme sexuel
Madagascar veut être une destination saine

mardi 22 juillet 2003, par Olivia Marsaud


La Grande Ile veut redorer son blason touristique et s'attaque à un problème majeur : le tourisme sexuel. Le ministre du Tourisme, Roger Mahazoasy, a décidé de lancer un programme de lutte et a mis sur pied des brigades spéciales de sensibilisation.

Pour que la destination Madagascar ne soit plus associée au tourisme sexuel, le ministre du Tourisme a décidé de lancer un programme de lutte ciblé. Un mini-atelier sur la lutte contre les fléaux touristiques (drogue, VIH/sida, maladies sexuellement transmissibles, pédophilie et tourisme sexuel) s'est tenu à Toamasina du 17 au 21 juin derniers afin de sensibiliser les opérateurs et les responsables locaux. Il a été l'occasion pour Roger Mahazoasy le ministre du Tourisme de réaffirmer sa volonté de lutter contre les déviances du tourisme.

Afrik : Votre ministère vient de lancer un programme de lutte contre le tourisme sexuel, en quoi consiste-t-il ?
Roger Mahazoasy : Le programme concerne surtout la sensibilisation de tous les acteurs touristiques (hôteliers, restaurateurs, transporteurs, autorités locales …) et par extension les communautés villageoises pour la prévention de ce fléau.

Afrik : Quels sont vos moyens de lutte contre le problème ?
Roger Mahazoasy : En premier lieu, des descentes effectuées par les agents du ministère, membres d'une cellule pour la lutte contre les fléaux touristiques, dans les sites touristiques. Surtout dans les zones dites « rouges ». Ce qui permet de sensibiliser les acteurs par des formations et nous informons sur les dangers et les lois en vigueur, en distribuant des affiches, des autocollants, des préservatifs… En second lieu, par des partenariats avec les ONG oeuvrant dans la lutte contre ce fléau. En outre, notre département travaille avec des organismes internationaux tels que l'Onusida, le Bit-Ipec et l'Unicef. Des supports de sensibilisations adaptés sont prévus : dépliants, brochures, tee-shirts, projection de films produits localement.

Afrik : Pouvez-vous vous permettre d'appliquer une politique répressive (notamment envers les touristes qui descendent dans les grands hôtels) alors même que vous tentez de relancer le tourisme sur l'île ?
Roger Mahazoasy : Il ne faut pas oublier que le tourisme sexuel ne constitue pas notre fer de lance, donc si c'est nécessaire, à la suite des avertissements, nous devons appliquer les réglementations en vigueur. Si les délits sont prévus par les textes, les sanctions sont appliquées à la lettre.

Afrik : Quelle est la législation en vigueur concernant le tourisme sexuel ?
Roger Mahazoasy : Concernant le tourisme sexuel proprement dit, il n'existe pas de textes ou ceux-ci restent flous, mais la loi (code pénal) condamne le proxénétisme, la pédophilie et surtout l'exploitation sexuelle des enfants qui est sévèrement punie par la loi. On peut mentionner aussi les conventions pour les droits des enfants dont Madagascar est signataire.

Afrik : Peut-on parler de tourisme sexuel « organisé » à Madagascar ? Des réseaux ont-ils été mis à jour ?
Roger Mahazoasy : Oui et non, en naviguant sur Internet on peut dénicher des sites mentionnant l'existence de ce(s) réseau(s) mais jusqu'à ce jour on n'arrive pas à avoir des preuves tangibles sur le terrain.

Afrik : Y-a-t-il des chiffres concernant le tourisme sexuel sur l'île ? Si votre ministère décide d'affronter le problème c'est qu'il doit être assez important.
Roger Mahazoasy : Les chiffres officiels n'existent pas encore mais, d'après les bruits qui courent, cette menace est devenue une réalité. Donc, pour entraver sa croissance, on doit agir tout de suite et montrer aux touristes que la destination Madagascar est une destination saine. Une étude sur l'exploitation sexuelle des enfants a été menée par l'Unicef et le Bit-Ipec mais les chiffres ne sont pas encore publiés.

Afrik : Où se concentre le tourisme sexuel sur l'île ?
Roger Mahazoasy : D'après les informations reçues auprès de nos représentants, c'est surtout sur les sites balnéaires que l'on rencontre les fanatiques de cette pratique, mais aussi dans d'autres régions où la pratique est favorisée par les rites, les coutumes et la pauvreté.

Afrik : Le tourisme sexuel à Madagascar concernerait les Occidentaux mais aussi des ressortissants de pays plus proches comme La Réunion et même des nationaux. Est-ce excat ?
Roger Mahazoasy : Comme partout dans le monde, ce sont les étrangers qui sont les plus visibles et ce sont eux les organisateurs du tourisme sexuel via les sites Internet.

Afrik : Certains évoquent des voyages sexuels organisés depuis l'Europe vers Madagascar, êtes-vous au courant ?
Roger Mahazoasy : C'est toujours d'après les rumeurs que nous avons pris connaissance de cela. Nous n'avons toujours pas de preuves irréfutables, mais les ministères de la Justice, de la Sécurité publique, des Provinces et du Tourisme collaborent pour aboutir à un résultat.

Afrik : Jusqu'à présent, Madagascar a-t-il lutté efficacement contre le tourisme sexuel ?
Roger Mahazoasy : L'île a déjà lutté contre ce fléau, mais dans une ampleur moindre qu'aujourd'hui. Dans la phase actuelle de relance du tourisme, cette lutte a été amplifiée et mieux structurée. La phase d'élaboration du plan national figure en bonne place dans nos actions futures.

Rapport sur la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants dans le tourisme (FRANCE)

 

A la suite du Comité interministériel sur le Tourisme du 9 septembre 2003, les ministres chargés de la Famille et du Tourisme ont installé, en janvier dernier, un groupe de travail sur la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans le tourisme, dont Carole BOUQUET a accepté d’en assurer la présidence.



Les ministres avaient souhaité des propositions concrètes afin que la France persévère dans la lutte contre ce fléau et soit une référence dans ce domaine.

Le rapport de ce groupe de travail a été remis le 9 septembre  2004 à Marie-Josée ROIG, ministre de la Famille et de l’Enfance et Léon BERTRAND, ministre délégué au Tourisme.

Réunissant des institutionnels, des professionnels du voyage, des associations familiales et humanitaires qui luttent pour le respect de l’enfant, ce groupe de travail s’est organisé en trois commissions thématiques autour de la mise en œuvre des grandes missions assignées par les ministres :

* Commission n°1 : « Prévention et communication »
* Commission n°2 : « Arsenal juridique et application »
* Commission n°3 : « Coopération internationale et actions de terrain »

Le groupe a également procédé à des auditions de personnalités extérieures afin d’être en mesure de mieux cerner les enjeux de ce fléau. Les débats ont été particulièrement riches notamment autour de l’analyse du comportement des individus qui passent à l’acte, de la mise en œuvre de la répression, de l’éducation sexuelle des enfants ainsi que sur l’adhésion à une démarche commune.

C’est ainsi qu’à partir d’un état des lieux établi par l’Association ECPAT (End Child Prostitution pornagraphy And Trafficking in children for sexual purposes), le groupe formule un diagnostic partagé et propose une stratégie française du point de vue de la demande et de l’offre, à décliner sur le territoire national, en coopération européenne et internationale à partir d’opérations concrètes.


Cette stratégie s’organise au sein de 12 propositions en insistant particulièrement sur 4 d’entres-elles relatives à :

* la création d’une marque identifiable, destinée à faciliter le repérage des secteurs et des activités qui adhèrent à une démarche de respect de l’enfant ;
* le renforcement de la répression vis-à-vis des ressortissants français en mobilisant la chaîne des acteurs depuis le signalement jusqu’au jugement ;
* la mise en œuvre de conventions de coopération bilatérales avec des pays qui souhaitent s’engager concrètement dans cette lutte ;
* l’extension de la démarche française à l’ensemble de l’Union Européenne, les expériences de la normalisation et de conventions bilatérales pouvant être reprises et généralisées dans les 25 pays de l’Union.

Marie-Josée ROIG et Léon BERTRAND ont salué la qualité du travail accompli. Ils ont pris acte de ces propositions qui s’inscrivent dans les objectifs d’un tourisme respectant les droits de l’enfant et des populations locales.




Contact presse :

Ministère de la Famille et de l’Enfance
Pia DAIX, tél. : 01 40 56 61 62
Paula Martins, tél. : 01 40 56 61 68


Ministère délégué au Tourisme
Marie PLASAIT, tél. : 01 44 49 80 53

 

 

 

 

Copyright © 2007 Madagascar Accueil