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NORTE
ÉTAT DE RONDONIA 
Superficie : 243 044 km²
Capitale
: Porto velho
Rondônia, État frontalier du nord-ouest
du Brésil, créé en 1956
à partir de l’ancien territoire Guaporé, est limité au nord par
l’État d’Amazonas, à l’ouest et au sud par la Bolivie et
à l’est par l’État de Mato Grosso. Le nom de l’État rend
hommage à Candido Mariano da Silva Rondon, broussard, géographe
et anthropologue Brésilien qui, à la tête de la Commission Rondon, entre 1907 et 1917,
implante 2 270 km de lignes télégraphiques, désenclavant
ainsi des régions jusqu’alors inconnues et pacifiant les
Indiens Bororós,
victimes de massacres perpétrés par les Blancs.
A Porto velho accessible
en bus ou en bateau depuis Manaus, de nombreux bars flottants avec
parfois de la musique , vous promènent sur le fleuve Madeira;
Vous pourrez aller voir le musée ferroviaire qui expose des
souvenirs du rail dans un entrepôt de l'ancienne gare, aller voir
également la maison de l'artisanat place Madeira Malmoré qui
propose des articles amérindiens.
Quelques mots d'histoire : Depuis le xvie siècle,
cette région accueille des broussards et des prêtres. C’est au
xixe siècle
et au début du xxe siècle
que les collecteurs de latex commencent la colonisation. Par
l’intermédiaire du traité de Petrópolis (1903), le Brésil
s’engage envers la Bolivie à construire une ligne de chemin de
fer Madeira-Mamoré reliant Santo-Antônio do Madeira à Vila Bela,
à la confluence de Beni-Mamoré, et essentiellement destinée à
écouler la production bolivienne par le Madeira et l’Amazone
jusqu’à l’océan. La construction de la ligne ferroviaire,
achevée en 1912, attire des immigrants, originaires de Grèce et
d’Espagne pour la majorité, et s’avère très onéreuse (30 millions
de dollars) et meurtrière (la malaria, notamment, entraîne la
mort de nombreux ouvriers). En raison de la faible production de
la région et des coûts d’entretien élevés, la ligne
ferroviaire connaît un lourd déficit financier, avant d’être
remplacée par l’autoroute BR-364 dans les années soixante-dix. |